Patrimoine architectural

COLOMBIER

Rue du Château 1, Route de l''Arsenal 2

Château de Colombier (histoire générale)

Coordonnées géographiques :

2556206 / 1201841

N° bien-fonds : 13_3380

MIS SOUS PROTECTION LE 21.03.1905
MIS A L'INVENTAIRE LE -


RECENSEMENT ARCHITECTURAL - RACN
CATEGORIE 1
DATE EVALUATION 20.04.1994





NOTE 0

N° fiche informatique

13-118

Fiche(s) informatique(s) complémentaire(s)

Référence(s)

13.5.1.01., ZAL 183

13-118 château; 13-966 vieux château; 13-970 aile E; 13-971 aile N; 13-973 tour-porte NO; 13-972 aile O; 13-891 fontaine dans la cour; 13-901 anc. pressoir N; 13-974 porte NE; 13-967, 13-968, 13-969 annexes NO; 13-911, 13-916, 13-917 arsenal; 13-408 aile S arsenal; 13-713 arsenal SO; 13-410, 13-912, 13-913, 13-914: annexes SE

© OPAN 1977-00-00

La note RACN concerne tout l'objet, pas uniquement la partie représentée sur cette image

TYPE DE BATIMENT ET MOTS-CLES : château résidentiel/palais/manoir, château-fort, caserne, musée


Inventaire suisse des biens culturels: Objet multiple, musée et archéologie d'importance nationale ------------- Histoire générale du château de Colombier. Site occupé vers 60 après J.C. par une première villa gallo-romaine, décorée de peintures murales, agrandie à plusieurs reprises entre le IIe et le IVe siècles. Sa pars urbana confortable, ses thermes et ses jardins indiquent un établissement important. La résidence principale occupait le front est de l'éminence sur toute sa largeur (vestiges encore visibles). Site continuellement occupé et réaménagé jusqu'au XIe siècle, puisque des murs de trois des ailes du château reposent encore des fondations romaines et que la rue du Château succède à un chemin gallo-romain traversant la villa et reliant le lac aux chemins de transit qui longeaient les coteaux (la Vy d'Etra). Au Xe siècle la curtis de Colombier est suffisamment importante pour abriter en 938 les noces royales de Berthe et Adélaïde de Bourgogne avec les rois Hugues et Lothaire d'Italie. Un habitat se développe sur la moitié ouest de la colline alors que l'est (emplacement de la résidence romaine et du château actuel) semble constituer la zone noble. Au XIe-XIIe siècle le Vieux Château (angle sud-est de la cour) forme le cœur de l'édifice castral ; il accueille en particulier une tour seigneuriale contre laquelle s'adossent divers bâtiments en bordure d'une vaste cour. Au XIVe siècle, reconstruction partielle de l'enceinte sous forme d'un mur à créneaux flanqué de tours rondes. Entre 1430 et 1488, sous l'impulsion des respectés seigneurs de Colombier, la tour romane et les bâtiments adjacents font place en plusieurs étapes à une massive construction rectangulaire. Le nouvel ensemble abrite alors les pièces typiques de la résidence castrale de la fin du Moyen Age: un vaste cellier voûté et de grands pressoirs, une cuisine et une grande salle aux cheminées monumentales et aux solives moulurées, des pièces d'habitation variées, un escalier d'apparat logé dans une tourelle polygonale depuis laquelle une galerie permettait de rejoindre la tour de la chapelle castrale, bien visible de l'extérieur grâce à sa loggia. Au milieu du XVIe siècle, Jean-Jacques de Watteville entreprend une importante campagne de travaux : en 1541, construction d'une seconde tourelle d'escalier au sud et de l'immense toiture actuelle du Vieux-Château. A l'angle nord-ouest de la cour, un deuxième ensemble de constructions est entièrement réaménagé : grenier et tour-porte datée 1543, soit peu après la reconstruction vers 1535 des bâtiments à l'est de la porte, dont les façades ont été entièrement réorganisées vers 1770. A l'ouest de la cour, caserne actuelle ayant remplacé dès 1842 une vaste grange mentionnée depuis le XVIe siècle. A l'est, galerie bâtie vers 1616. Au nord du château, ancienne tonnellerie et porte des Allées, milieu du XVIe siècle. Après l'achat de la seigneurie en 1564 par Léonor d'Orléans, les locaux abritent la Recette de Colombier sous la direction d'un Receveur, qui loge sur place aux XVIIe et XVIIIe siècles, et sont parfois mis à disposition de personnages prestigieux, comme le puissant prince Henri II d'Orléans-Longueville ou le fantasque gouverneur Georges, lord Keith, maréchal héréditaire d'Ecosse. Au cours du XIXe siècle la vocation militaire du château s'affirme progressivement jusqu'à la création de la Place d'armes fédérales en 1877, dont les besoins vont profondément modifier l'environnement immédiat du château (Caserne neuve 1842-43, 1890; Arsenal 1869-71; Manège 1851 et 1873, Caserne dite des officiers, cour inférieure et rampe d'accès, 1912-14, Caserne de l'ancien manège 1982), ainsi que ses aménagements intérieurs. Les interventions répondent dès lors à une double mission : offrir des infrastructures militaires aux normes du moment tout en respectant le caractère historique du site. Contraste entre l'architecture néoclassique et fonctionnelle des adjonctions du XIXe siècle et le Heimatstil du début du XXe siècle. Restauration générale, 1905-1934, selon une approche dite archéologique: fouilles et études ponctuelles, conservation et mise en valeur des parties anciennes (traces dans les maçonneries, baies et décors à l'extérieur et réaménagement intérieur du Vieux-Château). A l'intérieur, peintures murales de Charles L'Eplattenier illustrant la mobilisation de 1914 (1916-25), et les origines de la Confédération (1934-46) ; dans le jardin, statue du marcheur Linder, 1928 par Charles L'Eplattenier (don de l'auteur, 1939). Monument commémoratif de la guerre 1914-18 (1921). Bas-relief évoquant Henri I d'Orléans-Longueville par Paulo Röthlisberger, 1953. Musée militaire (1954) et des toiles peintes (1955), fermé depuis 2014. Nombreux travaux ponctuels d'entretien, 1950-60, avant la campagne générale d'assainissement de la place d'armes et nouvelles constructions (casernes n°3 et n°4, cuisines), 1978-87. Architecture modulaire et préfabriquée en rupture les approches précédentes. (mars 2017, cdr, alj et cp) -------------- Référence dans l'inventaire HOBIM: Installation 5202, objet n° CN, CE, CH et CA: aile nord. (HOBIM 2004)



AVERTISSEMENT

Les fiches descriptives sont disponibles pour les objets mis sous protection et mis à l'inventaire, ainsi que pour ceux figurant en notes 0 à 4 du recensement architectural du canton de Neuchâtel (RACN).
Pour les autres fiches et celles qui ne sont pas encore mises à jour, s'adresser aux services d'urbanisme des communes ou à l'OPAN pour toute information complémentaire.



© Office du patrimoine et de l'archéologie du canton de Neuchâtel, 17.12.2018